Contrefaçon dans le Luxe : Comment y remédier ?

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L’ESLSCA présente les enjeux, les nouvelles tendances et les dernières innovations technologiques pour lutter contre la contrefaçon dans le Luxe autour d’un nouveau module dédié

 

 

Une révolution est en marche !

 

Aujourd’hui, l’écoresponsabilité devient un enjeu central de société, et nos comportements évoluent. Nous n’achetons plus pour conserver, mais pour utiliser, profiter, montrer -en ville ou sur les réseaux sociaux-, puis pour revendre et réinvestir dans autre chose. C’est ainsi que le marché de la seconde-main et l’économie circulaire se développent très fortement. Mais paradoxalement, ce marché reste freiné par des problèmes liés à son écosystème actuel.

 

Lorsque nous voulons acheter des articles d’une certaine valeur, nous nous demandons toujours si ces produits seront vraiment authentiques... Investir plusieurs centaines d’euro dans un sac de Marque et se rendre compte qu’il s’agit d’une contrefaçon, bien qu’ayant un document de certification, est extrêmement frustrant ! C’est pourtant loin d’être anecdotique. Même si aujourd’hui 60% des articles de Luxe ou haut-de-gamme possèdent une identification unique, cela ne suffit pas : 37% des consommateurs en ligne ont déjà acheté des produits contrefaits à leur insu. Et si le e-commerce explose, il faut savoir que la contrefaçon augmente 3 fois plus vite que la croissance de ce secteur !

 

Le vendeur est pénalisé lui aussi, avec des commissions prises par l’écosystème de seconde-main en place qui affectent fortement son pouvoir de revente (en moyenne 30%-40%), et qui limitent sa capacité à réinvestir dans autre chose.

 

Enfin, les marques elles-mêmes sont touchées. Elles n’ont aucune visibilité ni contrôle sur ce marché de la seconde-main, ne pouvant pas transmettre leur univers et leur passion au moment de la vente à des clients qu’elles ne connaissent pas.

 

Pire, leur image est directement affectée lors de contrefaçon. Tous ces problèmes limitent et freinent encore le développement de cette économie circulaire.

 

 

C’est pourquoi l’ESLSCA a décidé de créer un module spécifique l’an dernier, dénommé « Luxe et contrefaçon ». L’objectif est de présenter les différentes formes et pratiques de ce fléau, ses tendances et adaptations, notamment sur les nouveaux marchés comme celui de la seconde-main, et bien entendu présenter les différentes techniques et procédés en place pour repousser au maximum les barrières de la contrefaçon et du marché parallèle.

 

L’école a confié ce module à Didier Mattalia, qui a passé plus de 10 ans à fournir des solutions innovantes dans l’industrie du Luxe et de la Mode. Il a été le pionnier de l’authentification et de la traçabilité des articles de Luxe par radiofréquence, en fournissant des solutions IoT à base de puces NFC aux plus grandes Maisons Françaises, Italiennes et Européennes.

 

« Je suis ravi de pouvoir aujourd’hui partager mon expérience au sein de l’ESLSCA. Travailler avec les plus grandes marques du Luxe sur des sujets aussi stratégiques et sensibles que l'authentification de leurs articles, leur traçabilité, et évidemment, la lutte anti-contrefaçon, m’a donné la chance de développer des relations privilégiées avec ces acteurs et de vraiment comprendre et anticiper les problématiques de ce secteur » explique Didier Mattalia, aujourd’hui co-fondateur de la startup 100% Française, Trust-Place et professeur du MBA Management et Marketing du Luxe et de la Mode .

 

 

Une carte grise digitale pour les produits haut-de-gamme

 

Même si le secteur de la mode a atteint aujourd’hui un niveau de sécurisation des flux de distribution propre très important au cours des 5 dernières années, les marques n'ont aucune visibilité de ce qui se passe après la vente de l’article. La chaîne d'authenticité est donc malheureusement coupée, et le lien avec le client également.

 

C’est pour ces raisons que Trust-Place a vu le jour, au travers d’une plateforme, basée sur une Blockchain de 3ème génération, qui permet aux Marques de créer et de gérer des « Certificats Digitaux de Propriété » dès l’origine de la vente. Cette véritable carte grise numérique de l’article, qui lie le produit, son client et sa facture, peut être transmise de façon dématérialisée et infalsifiable d’application à application (Trust-Place ou celle de la marque), par les revendeurs, ou directement entre particuliers sur le marché de la seconde-main.

 

Ces certificats redonnent ainsi une confiance totale à l’acheteur, maximisent les bénéfices du vendeur, tout en permettant à la Marque de transmettre à tous ses clients -y compris à ceux qu’elle ne connaissait pas- la passion autour de son produit, ses valeurs, ainsi que de nouveaux services personnalisés.

 

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