La finance se met au vert et finance la transition énergétique !

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Dans un contexte marqué par une crise sanitaire mondiale, la finance d’après sera résolument durable, responsable et écologique. Une tendance désormais gravée dans le marbre et qui va faire des émules !

 

La place financière se mobilise pour préserver la planète

 

A l’heure où l’intérêt du public se tourne de plus en plus vers les problématiques environnementales, le secteur de la finance s’efforce de s’adapter avec l’essor fulgurant de la finance durable – ou dite « finance verte ».

 

Son objectif est simple et pourtant révolutionnaire dans l’univers du banking : donner du sens aux placements financiers. Quand la finance traditionnelle ne cherche qu’à investir dans les projets les plus rentables, la finance verte privilégie l’investissement responsable et ajoute des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) pour permettre le développement d’une économie durable. Un investissement socialement responsable (ISR) qui finance des projets spécifiques contribuant à la transition énergétique ou encore la lutte contre le réchauffement climatique.

 

Un marché qui connaît une croissance exponentielle depuis quelques années. Ainsi, en Europe on dénombre pas moins de 170 fonds d’investissements s’appuyant sur la green finance.

 

Du côté des particuliers, la finance verte séduit également avec l’émergence d’un nouvel idéalisme chez l’épargnant. 50% des Français préféreraient un placement moins rentable au profit d’un impact environnemental positif.

 

La France, en tête des obligations vertes

 

En ce sens, fonds d’investissements, banques, mais aussi Etats et entreprises innovent pour trouver de nouveaux outils de financement dont les green bonds – obligations vertes - sont l’un des symboles.

Les green bonds ? Des obligations émises pour financer les initiatives contre le réchauffement climatique et favorisant la transition écologique (véhicules électriques, énergies renouvelables, bâtiments éco-responsables…) dont les principaux émetteurs sont les Etats et les entreprises (29%).

 

Dans ce paysage, la France fait office de bon élève et même de meneur de classe puisque le pays est le premier émetteur d’obligations vertes en Europe (et le 2e dans le monde derrière la Chine) avec en 2017 l’émission du plus green bond pour un montant de 7 milliards d’euros !

 

Un engagement fort de la part des pouvoirs publics Français faisant de Paris l’une des principales places financières vertes mondiale qui donne l’impulsion aux acteurs privés, banques et grands groupes tels qu’ENGIE – premier émetteur corporate d’obligations vertes avec plus de 11 milliards d’euros depuis 2014.

 

Malgré la pandémie mondiale, le marché des Green Bonds a été à peine impacté en 2020 avec plus de 220 milliards de dollars. Pour 2021, ce marché devrait exploser tous les records : entre 300 et 400 milliards de dollars !

 

Les enjeux de ce marché sont énormes avec pour but des investissements compatibles avec les objectifs climatiques fixés par l’Accord de Paris lors de la COP21.

 

Dans leur rapport annuel sur les engagements climatiques des institutions financières françaises publié en décembre 2020, l’ACPR et l’AMF « constatent la mobilisation croissante de la place financière en faveur de la lutte contre le changement climatique et, en particulier, de l’objectif de décarbonation des portefeuilles [le résultat] d’une prise de conscience, assez largement partagée, de la responsabilité du secteur financier dans la lutte contre le changement climatique, des risques liés, ainsi que du rôle-clé de la finance pour accompagner les entreprises dans leur transition vers une activité moins carbonée ».

 

Ainsi, les investisseurs peuvent désormais favoriser les entreprises les plus éco-responsables au détriment des plus polluantes ou non désireuses d’amorcer leur transition énergétique. Il est très probable que dans un futur proche, banques et investisseurs ne prêteront plus qu’à ceux capables de démontrer qu’en plus d’être rentables ils sont vertueux en matière ESG (environnement, social, gouvernance).

 

Le secteur de la finance joue désormais un rôle majeur dans la préservation de l’environnement en réorientant les investissements sur des projets qui ont des conséquences positives et mesurables sur l’environnement et le climat tout en redorant son blason auprès du grand public grâce à une politique verte.

 

 

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