
Cycle de vie d’un projet : les étapes essentielles à connaître
Il est possible de faire face à différents types de projets. Et ceux-ci ont en commun qu’ils possèdent un cycle de vie. Mais qu’est-ce précisément que ce cycle de vie d un projet ? Nous allons en savoir plus sur ce qu’est ce cycle de vie de projet, les étapes de celui-ci, les différents types et tenter de mieux comprendre les raisons pour lesquelles un cycle de vie est essentiel. Nous analyserons également le cycle de vie d’un projet informatique, plus particulièrement.
Qu’est-ce que le cycle de vie d’un projet ?
Un cycle de vie d’un projet correspond aux différentes phases que le projet aura à traverser, de sa création à son achèvement. Il permet aux chefs de projet d’avoir une approche structurée. Cela facilitera ainsi la planification, l’exécution et le contrôle du projet.
Il existe différents types de cycles de vie de projet. Le plus courant se divise en 5 étapes :
- Initiation,
- Planification,
- Exécution,
- Suivi, contrôle
- Clôture.
Ce cycle est généralement géré par le chef de projet qui est responsable de la gestion de celui-ci. Lorsqu’une entreprise gère plusieurs projets simultanément, on peut trouver un bureau de gestion de projet (BGP). Celui-ci sera composé de plusieurs chefs de projet, de gestionnaires de programme et de gestionnaires de portefeuille. Ils collaboreront pour coordonner les efforts des employés et parvenir à la réalisation du projet.
D’autres intervenants peuvent s’intégrer dans ce cycle de vie de projet. Le commanditaire de projet peut ainsi participer. Il dirigera la proposition de projet et la présentera aux parties prenantes qui approuveront ou non ce projet et fourniront le financement. Les membres de l’équipe projet vont, quant à eux, exécuter le travail.
Selon la taille de l’entreprise et la complexité du projet, la composition de l’équipe de gestion peut varier. Dans tous les cas et quel que soit le projet et la taille de l’entreprise, l’équipe devra utiliser un logiciel de gestion de projet afin de mieux piloter les phases (cela fait partie de l’industrialisation informatique des entreprises).
Les phases du cycle de vie d’un projet
Le cycle de vie d’un projet est donc composé de cinq phases. Celles-ci sont essentielles pour permettre la bonne livraison du projet. Il est important de savoir qu’à chaque étape, il sera nécessaire de réaliser une documentation projet importante. Voici les étapes du schéma du cycle de projet.
- Conception
- Planification
- Exécution
- Suivi
- Clôture
Phase 1 – Lancement ou cadrage
La phase d’initiation est une des phases les plus importantes. Le commanditaire va alors proposer son idée et recueillera les informations nécessaires pour proposer cette idée aux parties prenantes. Cette phase débute, avant tout, par une analyse de la rentabilité, une étude de la faisabilité et une analyse coûts-avantages. Le commanditaire va également désigner le chef de projet. Celui-ci rédigera une charte de projet. Une contribution sera encore apportée par les différentes parties prenantes. Si le projet est adopté, une équipe projet sera constituée. Une réunion de lancement de projet sera organisée. Le chef de projet devra alors établir un plan de projet. Cette phase correspond au début du projet.
Phase 2 – Conception et planification
Le projet est alors établi par le chef de projet. Il utilisera un plan de projet (ou plan de gestion de projet). Il s’agit d’un document qui décrit en détail comment le projet sera exécuté. Les plans peuvent varier d’une entreprise à l’autre. Toutefois, on peut retrouver des points communs incontournables :
Les objectifs du projet. Il est indispensable de définir précisément les objectifs du projet SMART (spécifiques, mesurables, atteignables, réalistes, temporels). Il faudra définir les tâches à mettre en œuvre et les livrables.
- La gestion de la portée du projet. Cette portée désigne les tâches à exécuter pour faire ce projet. On définit des tâches dans un plan de gestion de la portée qui est une sous-section du plan de projet. Il sera alors utile d’expliquer comment les tâches seront faites, quels seront les résultats et quels sont les critères de réussite.
- La gestion des parties prenantes. Ce processus continu consiste à identifier, analyser, planifier et gérer les interactions mises en place avec les personnes impactées par le succès du projet.
- La gestion des ressources du projet. Il est alors important de tirer le meilleur parti des ressources mises en place pour atteindre les objectifs (en parallèle avec l’amélioration des ressources opérationnelles). Cela passe par la planification, les équipements, les matériaux et les personnes.
- La gestion du budget. Il faut créer un budget dédié au projet et à sa planification, son suivi et un contrôle des ressources financières.
- La gestion de l’échéancier. Il faut déterminer le moment où seront réalisées les tâches seront réalisées pour garantir que le projet reste dans ses délais.
- La gestion des changements de projet. Lorsque des changements apparaissent, les personnes concernées peuvent voir leur rôle changer. On pourra alors adapter les tâches, les délais…
- La gestion des risques. Il sera très utile d’identifier et traiter les potentiels problèmes qui peuvent affecter le projet. Il faut anticiper ces risques et les minimiser.
- La gestion de la qualité. Il faudra garantir que le projet va fournir les résultats prévus en respectant les normes de qualité et qu’il satisfasse le client.
Phase 3 – Exécution du projet
Cela inclut le développement de l’équipe et l’attribution des ressources via des indications clef de performance, l’exécution du plan de projet, la gestion des achats et le suivi et surveillance de l’avancement. Durant cette phase, il est important d’utiliser un logiciel de gestion de projet pour faciliter le travail et simplifier le cycle de projet de développement.
Phase 4 – Suivi, contrôle et ajustements
Cette phase se déroule en parallèle de la phase d’exécution. Elle consiste à réaliser des contrôles et des indicateurs de performance afin de mesurer l’efficacité de l’exécution.
Pour un suivi optimal, plusieurs étapes doivent être respectées :
- Créer des références de projet. Ces points de repère fixe vont capturer le plan initial du projet. Ils incluent la portée, l’échéancier et le budget. Cela permet d’évaluer l’efficacité de l’exécution.
- Définir des indicateurs et des KPIs. Il faudra déterminer les métriques et indicateurs de performance à suivre : écart de calendrier, écart des coûts, retour sur investissement…
- Mettre en place des contrôles de projet. Il faudra alors définir les différents processus, outils et techniques qui permettront de surveiller le projet via la planification, le coût, la qualité, la portée et les risques.
- Utiliser des tableaux de bord.
- Créer des rapports de gestion de projet. Il sera alors possible de communiquer avec les parties prenantes et partager des données.
Phase 5 – Clôture du projet
Le cycle de vie prend fin avec cette étape. On livre alors le projet mais il est aussi important de démanteler l’équipe. Il faudra clôturer les contrats, vérifier que les partenaires ont été payés et que les documents ont été signés et archivés.
Une réunion de retour d’expérience avec l’équipe projet pour voir ce qui a bien ou mal fonctionné. Suite à cette réunion, un document sera rédigé consignant les réussites et les difficultés.
Différents types de cycles de projet
Le cycle de vie d’un projet peut avoir différents types. Les principaux sont le modèle Agile, en cascade et Itératif
Cycle en cascade (Waterfall)
Cette méthode suit un flux séquentiel linéaire. Une phase va dépendre des résultats de la phase précédente. Ce n’est pas un processus itératif.
Ce modèle convient très bien aux projets de fabrication, de construction et de santé.
Il est associé à la gestion de projet en cascade et implique une progression étape par étape. Chaque phase doit être achevée avant d’entamer la suivante.
Cycle itératif
Ce cycle permet aux équipes de repérer des cycles de travail et ainsi améliorer les résultats en s’appuyant sur les feedbacks des parties prenantes (équipe, clients…). Le délai de mise sur le marché sera plus rapide, les risques seront diminués, les coûts seront réduits. Il y a plus de flexibilité et d’adaptabilité.
Cycle de vie d’un projet Agile
Ce modèle met l’accent sur la flexibilité et l’avancement itératif. Il permet de réaliser des ajustements et des améliorations durant le projet. En fonction du feedback, les équipes s’adaptent. Cette méthode est idéale pour les équipes de développement qui s’appuient sur une collaboration constante et qui rencontrent des obstacles imprévus.
On peut trouver deux cadres de programmation (frameworks) pour le cycle de vie Agile : Kanban et Scrum. Le premier permet de visualiser les tâches et de limiter le travail en cours. Cela garantit un travail en flux continu. Scrum fonctionne selon des sprints qui sont délimités dans le temps. Il utilise des objectifs définis et met en valeur des itérations structurées et responsabilise les équipes.
Comparatif entre approches traditionnelles et agiles
Ces deux méthodes présentent des avantages et des inconvénients. Les approches traditionnelles ont ainsi différents points forts :
- Direction claire,
- Niveau de contrôle élevé,
- Responsabilité centralisée,
- Documentation complète,
- Développement au forfait.
Elles présentent néanmoins quelques inconvénients : un cadre de travail rigide, des tests tardifs, des besoins difficiles à définir.
Pour ce qui est de la méthode Agile, là encore de nombreux atouts sont disponibles :
- Grande flexibilité,
- Transparence,
- Simplicité,
- Un meilleur contrôle.
On trouvera néanmoins des défauts à cette méthode : un changement de paradigme, une approche peu prédictive et plus chronophage.
La méthode classique convient parfaitement aux projets confiés en sous-traitance, avec un engagement au forfait sur devis. Elle offre ainsi une garantie pour un périmètre fonctionnel dans un budget défini. La méthode agile conviendra, quant à elle, aux projets gérés en interne et susceptibles de subir des modifications. Elle sera idéale pour les projets innovants. Il est important de savoir qu’aucune de ces méthodes n’est meilleure que l’autre. Pour choisir, il sera nécessaire de prendre en compte vos besoins, disponibilité et la manière dont vous souhaitez gérer le projet. Il est possible de combiner ces méthodes afin d’obtenir un cadre rigide et sécurisant (méthode traditionnelle) et réactif et communicant (approche Agile).
Cycle de vie d’un projet informatique
Dans le domaine informatique, il est possible d’utiliser le cycle de vie d’un projet. Il sera ainsi possible de faire évoluer, par exemple, un développement de logiciel SDLC ou Software Development Life Cycle).
Le cycle de vie du projet fait alors référence à la conception, le développement et les tests logiciels des logiciels pour vérifier leur qualité. Le SDLC va définir les différentes opérations qui appartiennent à la planification, la création, le test et le déploiement d’un logiciel.
Différentes étapes doivent être mises en place :
- Analyse des besoins. On définit les exigences, les attentes et les demandes du client.
- Planification. On détermine le budget et les ressources nécessaires.
- Conception du logiciel. On transforme alors les spécifications du logiciel en un plan de conception valide. Les concepteurs vont mettre au point des documents de conception, des directives de codage, des pratiques, des environnements d’exécution et des cadres.
- Développement du logiciel. L’équipe va construire des solutions logicielles selon les décisions. Le processus sera débloqué par les responsables techniques et chefs de projet.
- Tests. On va alors conditionner l’implémentation logicielle. De nombreux tests sont effectués pour vérifier que le logiciel répond aux normes de qualité et de performance.
- Déploiement. Le logiciel sera déployé dans l’environnement de production. Il y aura des utilisateurs.
- Maintenance. Après l’utilisation du logiciel, il pourra y avoir des corrections, l’actualisation des fonctionnalités, l’ajout de nouvelles options.
Le SDLC utilise différents modèles de cycle de vie pour s’adapter au mieux au type. Il peut s’agir :
- Modèle en cascade. Il faudra veiller minutieusement aux petits détails pour que le processus ne soit pas retardé.
- Modèle Itératif. Les différents tests successifs peuvent consommer des ressources importantes.
- Modèle en spirale.
- Modèle -V.
- Modèle big bang.
- Modèle incrémentiel.
Le cycle de vie d’un projet logiciel est particulièrement utile pour permettre un très haut niveau de contrôle. Le SDLC est aussi utile pour faire baisser le coût du développement, améliorer la qualité et raccourcir les délais.
Pourquoi bien gérer le cycle de vie est essentiel ?
Le cycle de vie de projet est un élément important. Il permet en effet de bien structurer le processus de développement. Il y aura alors une communication claire entre les équipes et une meilleure gestion des délais.
Une bonne gestion est aussi très importante. Elle rationalise les processus de différentes façons :
- Une visibilité améliorée du projet,
- Une meilleure gestion des risques,
- Une meilleure communication.
Mais cette gestion peut être très complexe. Il est en effet important de faire attention aux obstacles potentiels (dérive des objectifs, contraintes, problèmes de communication).
Il pourra donc s’avérer indispensable de faire appel à un expert dans le domaine. Ainsi, une personne ayant obtenu un MSc project management sera parfaite pour vous aider à mettre en place un cycle de vie de projet de qualité et le gérer au mieux.
Conclusion
Lorsque l’on doit prévoir un projet, il est très important de prévoir son cycle de vie. Il sera ainsi possible de garantir une prévisibilité. Le chef de projet, de ce fait, un moyen précis d’aborder les différentes tâches et de les répartir en phases distinctes.
Ce cycle de vie correspond aux cinq différentes phases que le projet va traverser. Le chef de projet pourra alors disposer d’une approche structurée. Le travail sera ainsi plus simple.


